Pierre-Auguste Renoir, peintre mondialement connu, et sa famille

Pierre-Auguste Renoir voit le jour le 25 février 1841 à Limoges. Léonard Renoir, son père, est tailleur, Marguerite Merlet, sa mère, est couturière.

En 1845, la famille Renoir s’installe à Paris dans l’espoir d’y trouver plus facilement du travail. Dès l’âge de 13 ans, le jeune Pierre-Auguste commence à travailler dans un atelier de peinture sur porcelaine, ce qui lui permet de participer aux charges familiales.

Au début des années 1860, il devient copiste au musée du Louvre, puis élève de l’Ecole impériale et Spéciales des Beaux-Arts, et entre comme apprenti dans l’atelier du peintre Charles Gleyre. Il y rencontre d’autres artistes comme Monet, Bazille et Sisley, avec lesquels il se lie d’amitié. Il trouve son style en admirant Ingres, Delacroix et Manet.

L’admission au Salon Officiel, organisé chaque année à Paris, est pour tout artiste gage d’excellence. Renoir peine à y entrer ; pour le jury, sa peinture n’est pas assez conventionnelle. Sa première sélection, en 1864, avec La Esméralda, ne lui garantit malheureusement pas les suivantes. Renoir doit faire face à de nombreux refus, jusqu’à sa rencontre avec Lise Trehot, modèle qui lui permet de connaître de nombreux succès.

En 1874, la Société Anonyme Coopérative des Artistes Peintres, Sculpteurs et Graveurs organise la première exposition impressionniste. Des œuvres de Renoir, Monet, Degas, Pissarro, Cézanne et Berthe Morisot sont exposées dans un local du boulevard des Capucines à Paris. A cette occasion, un journaliste baptise le groupe « impressionniste », s’inspirant du célèbre tableau de Monet, « Impression, soleil levant ».

Dans le besoin, Renoir travaille sur de nombreux portraits qu’on lui commande. L’acquisition de ses tableaux par des acheteurs particuliers, dont Paul Durand-Ruel, contribue à le faire vivre de son art.

A Paris, il rencontre une jeune provinciale native d’Essoyes, Aline Victorine Charigot. Attiré par la beauté et les formes généreuses de la jeune femme de dix-huit ans sa cadette, l’artiste lui demande de poser pour lui. Elle devient son modèle, et plus tard son épouse, et surtout, la mère de ses trois fils, Pierre l’acteur, Jean le cinéaste et Claude le céramiste.

En 1885, elle entraîne tout naturellement son époux à Essoyes. Conquis et charmé par les paysages et la manière de vivre des villageois, Renoir et sa famille y reviendront chaque été pendant trente ans. La maison familiale, achetée en 1896, accueille non seulement les Renoir, mais aussi bon nombre de leurs amis. Le peintre trouve en Champagne l’inspiration et les modèles pour ses toiles à travers les blanchisseuses du village, ses enfants et Gabrielle Renard, jeune essoyenne qui devient la nourrice de Jean, mais surtout le modèle favori du peintre.

Après de nombreuses années de travail, la consécration arrive enfin. Renoir est de plus en plus convoité. Malgré une paralysie partielle, qui le touche depuis ses quarante ans, il continue à peindre et s’essaie même à la sculpture assisté par Richard Guino, puis par Louis Morel.

Pierre-Auguste Renoir s’éteint en 1919, à Cagnes-sur-Mer, quatre ans après son épouse. Tous deux reposent, selon leur souhait, dans le cimetière d’Essoyes.

Les œuvres du peintre sont quant à elles toujours exposées dans les plus grands musées, partout dans le monde.

Liste, non exhaustive, des tableaux d’Auguste Renoir, cliquez ici